Les chiens sont réputés pour être très résistants… et ils ne montrent pas toujours clairement qu’ils souffrent. On s’attend parfois à les entendre gémir, couiner ou pleurer, mais c’est surtout le cas lors d’une blessure soudaine.
Le plus souvent, même les propriétaires les plus attentifs peuvent passer à côté de signaux discrets. Et sans les bonnes informations, il arrive aussi que la douleur soit difficile à identifier, y compris en consultation.
Dans cet article, nous passons en revue les signes qui peuvent indiquer qu’un chien est douloureux. Repérer ces signaux tôt permet d’agir avant que la situation ne s’aggrave, d’améliorer son confort et, dans certains cas, de mieux accompagner des problématiques chroniques comme l’arthrose.
Des signes discrets ne veulent pas dire une douleur « légère »
Certains signaux sont mis sur le compte de « l’âge ». Pourtant, ils peuvent être des alertes précoces d’inconfort ou de difficultés articulaires.
Les signes physiques sont parfois plus faciles à repérer, mais ils peuvent être intermittents et passer inaperçus. Si vous observez une boiterie, un changement de démarche, un « saut » d’un membre, ou une hésitation à marcher/jouer, prenez rendez-vous chez votre vétérinaire pour éviter que l’inconfort ne s’installe.
De manière générale, toute modification soudaine (comportementale ou physique) mérite un avis vétérinaire.

Aidez votre vétérinaire à vous aider
Tenir un petit “journal d’observation” peut vraiment être utile : notez ce que vous voyez, quand cela arrive, ce qui semble déclencher ou améliorer les symptômes. Apportez ces informations en consultation : elles peuvent faciliter l’évaluation.
11 signes qui peuvent indiquer que votre chien a mal
1. Changements d’appétit, de prise de boisson ou de sommeil
Si votre chien mange, boit ou dort plus (ou moins) que d’habitude, cela peut traduire un inconfort. Par exemple, certaines douleurs articulaires peuvent rendre l’installation difficile, perturber le sommeil et provoquer de l’agitation.
2. Agressivité ou comportement « territorial »
S’il se met à aboyer, grogner, défendre ses jouets, sa gamelle ou son espace, la cause peut être… la douleur. Comme chez l’humain, la tolérance diminue quand on souffre. Si vous voyez apparaître de l’agressivité, il est pertinent de rechercher une cause douloureuse.
3. Aboiements excessifs ou réactions exagérées
Un chien inconfortable peut devenir plus sensible au bruit, aux mouvements ou aux stimulations. Cela peut se traduire par des aboiements, des sursauts, voire des réactions inhabituelles. Cette baisse de tolérance peut être un signe à prendre en compte.
4. Peur, nervosité, anxiété
Certains chiens réagissent par l’agressivité, d’autres se replient sur eux-mêmes. Tremblements, évitement, recherche de cachettes, vigilance excessive… peuvent être des manifestations de malaise ou de douleur.
5. Refus du contact
Un chien qui adorait les câlins peut soudain éviter d’être touché, ou refuser qu’on le caresse à certains endroits. Parfois, il s’éloigne dès que vous cherchez le contact. Ce changement peut être un indicateur d’inconfort.
6. Léchage, grattage ou mordillement excessifs
Un chien douloureux peut se lécher, se gratter ou se mordiller de manière répétée. Ce n’est pas toujours exactement la zone douloureuse qui est ciblée, mais cela peut traduire une gêne ou une tentative d’auto-apaisement.
7. Boiterie, « sauts » d’un membre, changement de démarche
Parfois la boiterie est franche, parfois c’est juste un petit « saut » sur l’arrière-train, puis tout redevient normal. Toute modification, même ponctuelle, mérite d’être explorée. Certaines affections (par exemple dysplasie de la hanche/coude, luxation de rotule…) peuvent évoluer et favoriser l’arthrose : les premiers signes sont souvent subtils.
8. Tremblements
Certains chiens ne vocalisent pas, mais tremblent. Cela peut être lié à un inconfort abdominal, dorsal, rachidien, ou à une douleur qui déclenche une réponse du système nerveux.
9. Changements de posture
Éviter de mettre du poids sur une articulation ou un muscle sensible peut modifier la posture. Dos voûté, allure « ramassée », appui plus marqué d’un côté… sont des éléments à surveiller.
10. Réticence à faire ce qu’il aimait avant
Monter dans la voiture, sauter sur le canapé, jouer, se promener… Si votre chien hésite, refuse, ou se couche en pleine balade alors que ce n’était pas le cas, la douleur peut être en cause. Toute baisse soudaine d’envie ou d’activité doit être prise au sérieux.
11. Halètement (alors qu’il ne fait pas chaud)
On associe souvent l’halètement à la chaleur, car c’est ainsi que le chien régule sa température. Mais un chien douloureux peut haleter, même quand il ne fait pas chaud, parfois avec de l’agitation (il fait les cent pas, a du mal à se poser). Vous pouvez aussi noter un halètement inhabituel en promenade, sans effort particulier.
Que faire si vous reconnaissez ces signes ?
Si vous observez un ou plusieurs de ces signaux, le premier réflexe doit être de consulter votre vétérinaire. Il pourra poser un diagnostic et proposer une prise en charge adaptée (gestion du poids, activité, confort, et traitements si nécessaire).
En complément du suivi vétérinaire, certains propriétaires s’intéressent aussi aux aliments complémentaires. Parmi les ingrédients discutés pour le soutien articulaire, on retrouve l’acide hyaluronique de haut poids moléculaire (HPM) — et la forme utilisée compte.
Pour aller plus loin, vous pouvez consulter nos articles sur l’acide hyaluronique de haut poids moléculaire (HPM) et sur les critères à vérifier lorsque vous comparez des compléments articulaires.